Parc National de White Sands (1ère partie)

Dimanche 12 juin :

Après la visite de Tent Rocks, il nous faut maintenant nous attaquer à la seconde partie de la route qui nous mènera jusqu’au parc national de White Sands. Les 450 kilomètres de route qu’il nous reste à faire nous conduiront à l'extrémité sud du Nouveau-Mexique, tout près du Texas et du Mexique. Dans la journée, nous aurons donc traversé l'état du Nouveau-Mexique, dans sa quasi intégralité du nord au sud. Tout cela pour venir voir un seul parc ! Cela faisait longtemps que White Sands nous faisait envie, mais sa situation géographique, très éloignée de tous les endroits que nous avons explorés à ce jour, et les conditions météo que nous avons connues en 2014, nous ont toujours conduits à remettre à une prochaine fois notre visite. Si nous avions continué ainsi, jamais nous n'y serions venus. Cette année, les prévisions météo sont bonnes, la décision est donc prise : nous y allons et tant pis si cela nous oblige à faire beaucoup de kilomètres. A 0,60 euro le litre d'essence, on peut se le permettre ! Pas très écolo comme démarche, mais nous sommes au royaume de la voiture …

Des kilomètres, nous en avons donc "bouffé" aujourd'hui. Et souvent sur des routes plutôt monotones. Heureusement qu'il y a de beaux nuages pour égayer un peu tout cela.


Nous arrivons au parc de White Sands à 17h. Petite déception : la première partie du parc, celle où il y a le plus de végétation, est fermée. Elle fait partie d'un corridor de sécurité vis-à-vis de la base militaire toute proche (tirs de missiles). On peut la traverser en voiture, mais tout arrêt est strictement interdit. Dommage !

Lorsque nous arrivons au cœur du parc, nous sommes victimes d'hallucinations. De la neige en plein désert !




De la neige ? Impossible ! Bien que la journée soit déjà pas mal avancée, il fait encore 38 degrés. Pas de risque de neige donc ! Nous sommes juste au cœur d'un immense champ de dunes de sable d'une blancheur immaculée. Il s’agit du plus grand désert de gypse au monde.

Par la faute du corridor de sécurité, toutes les petites balades du parc sont interdites, sauf une. C’est donc là que nous nous rendons pour faire nos premiers pas dans ce paysage irréel.



Après cette première prise de contact, nous allons nous promener un peu au hasard à l’intérieur de l’immensité blanche. Dès que l’on quitte les secteurs balisés, le sable devient vite vierge de toutes traces et présence humaine. C’est beaucoup plus agréable !




Plus on avance dans le cœur du champ de dunes et moins on rencontre de végétation.




Les quelques plantes disséminées çà et là soulignent à merveille la délicate beauté de cet étonnant désert de sable blanc.








Nous passons la nuit à Alamogordo, la ville la plus proche du parc. En ce dimanche soir tous les restaurants sont fermés, nous nous retrouvons donc dans un petit boui-boui (pas très net, voire même un peu moins …), le Rustic Café, à l'intérieur d'une station-service. La nourriture y est pour le moins étrange, tout comme l’équipe qui tient le resto et les quelques habitués qui y trainent. Un de nos pires souvenirs culinaire d'Amérique ! Heureusement, il nous reste les souvenirs de cette belle journée …